Il y a 1 an, presque jour pour jour, je devenais prof pour la toute première fois à Taipei la capitale de Taiwan.
A l’époque j’étais en 3ème année de Licence LEA ( Langues Etrangères Appliquées) et sur un coup de tête j’ai décidé de m’envoler pour Taiwan dans le cadre d’un échange universitaire avec la National Taiwan University. Bon je ne vous cache pas qu’à mon arrivée, c’est la panique, je suis seul, dans un pays très loin du mien et en plus de ça je suis arrivé au moins 1 mois avant la rentrée universitaire. Mais bon, je m’y fait, après tout je n’ai pas le choix… Plus tard, je rencontre des étudiants assez cool et je m’adapte assez rapidement, au final, à cette nouvelle vie étudiante. Après quelques mois, on vient me parler d’un programme, mis en place par l’Université Taïwanaise, qui consisterait à donner cours, une fois par semaine, à des enfants issus de tribus taïwanaises. Outre le fait que c’est une super expérience, on en retirait 2 crédits universitaires ( les crédits universitaire sont nécessaires pour valider une année universitaire, en France il en faut 30 par année et en général 1 cours = 3 crédits). Je décide donc d’accepter.
C’est ainsi, que l’on se rendait chaque semaine sur les lieux afin de donner cours à ces enfants. Selon la tribu, les enfants pouvaient être éloignés de notre culture occidentale ou au contraire très proche. Parfois ils ne possédaient même pas de chaussures et d’autres fois on était reçu par des enfants habillés en Nike de la tête au pieds. Ce qui a donné lieu à de nombreuses situations spéciales, je me souviens particulièrement de cette journée où un élève c’était approché d’une de mes collègues à la peau noir, et lui avait touché le bras comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas de peinture noire. Il nous a expliqué plus tard qu’il pensait qu’elle s’était peint le visage en noir. Il faut dire que la société taïwanaise à l’exception des grandes villes, n’est pas multiculturelle.
Il faut également préciser que ces tribus sont très isolés des grandes villes et qu’il y a dans ces tribus une forte pénurie de professeurs ce qui rend l’éducation plus compliqué.
A la fin de l’année les au-revoir ont été très durs car nous étions attachés les uns aux autres, mais cette expérience m’a apporté beaucoup et je sais aujourd’hui que le métier d’enseignant est un métier exceptionnel et particulièrement dans ce cadre là ( sur une île magnifique et avec des élèves qui ont soif d’apprentissage).
C’est grâce à cette expérience que je me suis rendu compte du rôle essentiel qu’a l’éducation et que je voulais faire de ce travail mon métier.