Waw ça fait longtemps ! Depuis le temps pas grand chose je suis devenu prof et je me suis lancé dans la photo.
Il est tard, je suis dans mon lit et je me questionne sur mon avenir.
J’ai longtemps cherché une voie, une passion ou même simplement un projet. Ça m’a toujours paru indispensable à une vie heureuse. J’ai longtemps prétendu avoir une passion pour telle ou telle activités. Plus jeune c’était la boxe que je disais être ma passion. J’aimais m’entraîner avec mes amis, j’aimais suer et me mesurer aux autres, et j’étais même plutôt doué. J’aimais le fait de laisser libre cours à une violence enfoui en moi sans répercussions. Je pouvais passer mes nerfs sur quelqu’un qui passait ses nerfs sur moi à son tour et à la fin nous nous serrions la main sans rancoeurs. Je sortais de la salle le coeur plus léger et la tête plus lourde.
Les années ont passés et je me suis passionné pour la lecture, cette nouvelle passion à très vite surplombé la précédente. Même si je gardais ce besoin de me défouler physiquement, je préférais me défouler mentalement, je lisais à m’en fatiguer les yeux, au point de ne plus pouvoir les ouvrir (je n’ai pourtant jamais arrêté la boxe).
Et récemment j’ai trouvé une autre passion: la photographie. J’aime créer un tableau en appuyant sur le déclencheur, c’est comme si j’aspirais le paysage en une seconde. Parfois, je le rends meilleur qu’il ne l’est réellement en retouchant le cliché. C’est une sensation agréable, je me laisse aller à une créativité que je n’avais presque jamais stimulée.
Cependant, il me manque encore un but, un projet car des passions ne suffisent pas, je crois. Et c’est justement ça qui me tient éveillé la nuit. J’ai l’opportunité de partir à l’autre bout du monde, à Taipei, Taïwan. Dans l’espoir de vivre là-bas une folle aventure. J’ai sur place un logement et un emploi qui m’attendent, je serai enseignant dans une belle université. Le rêve hein! Mais le problème c’est que pour je ne sais quelle(s) raison(s), j’ai comme un mal être en moi, je ne sais pas pourquoi. J’ai attendu une opportunité de ce genre toute l’année et je l’ai enfin, alors pourquoi? Pourquoi ne suis-je pas excité ?
Au début j’ai pris ce « mal être » pour de l’anxiété, de la nervosité, de la peur… Mais non, ce n’est pas ça. Je crois que j’ai tout simplement envie d’autre chose, mais que je n’ose pas me l’avouer car une opportunité de ce genre ne se refuse pas. J’ai envie de partir certes, mais pas pour une durée déterminée et pas pour un emploi. Je veux partir et voir sur place ce que je ferai. Je ne veux pas d’obligation. Cela ne se refuse pas? Selon qui?
Et donc voilà mes deux options: partir pour une destination que je connais ( j’ai déjà vécu à Taïwan une année) pour un boulot que je connais aussi, ou partir vers l’inconnu, l’étranger.
Je suis le seul à prendre cet décision, et je décide de refuse une offre qui ne se refuse pas.
Je pense à l’Islande ou bien au Groenland. Je vais partir seul très certainement, pour je ne sais pas encore combien de temps et vais prendre un maximum de photographies sur place. Une fois rentré j’économiserai quelques mois et je repartirai.
Voici ma décision. Je compte rapporter ici mes impressions sur ces voyages, puissent-elles intéressées quelqu’un.
Il est tard c’est probablement bourré de fautes dsl.